Accueil › Pilosité hormonale, SOPK, ménopause : que peut l’électrolyse ?

Guide · Pilosité hormonale

Quand les poils reviennent
malgré tout.

Menton, cou, bas du ventre, aréoles : des poils épais qui repoussent vite, parfois chaque jour. Ce n’est ni de la malchance ni un défaut de soin. C’est hormonal, et ça se traite.

Ce qui se passe

Certaines zones : menton, lèvre, cou, aréoles, ligne du ventre : sont dites hormono-dépendantes : leurs follicules réagissent aux androgènes. Quand ces hormones augmentent ou que la peau y devient plus sensible, des follicules jusque-là discrets se mettent à produire des poils épais et pigmentés. C’est l’hirsutisme.

Les causes les plus fréquentes : le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), cause la plus fréquente d’hirsutisme chez les femmes en âge de procréer ; la ménopause et la périménopause ; certains traitements ; parfois une cause à explorer avec un médecin.

Pourquoi le laser déçoit souvent ici

Sur un terrain hormonal, le laser expose à un risque accru de repousse paradoxale (hypertrichose paradoxale) : une stimulation qui réveille des follicules voisins. Les recommandations de l’Endocrine Society demandent d’en avertir en particulier les femmes d’origine méditerranéenne ou moyen-orientale ayant une pilosité du visage, et suggèrent pour elles l’électrolyse plutôt que la photo-épilation. Les poils fins ou clairs, fréquents dans ces zones, ne répondent pas non plus au laser.

Ce que l’électrolyse fait, et ne fait pas

Elle détruit définitivement chaque follicule traité. Un follicule neutralisé ne repousse plus, même si le déséquilibre hormonal persiste.

Elle ne modifie pas le terrain hormonal. Tant que la cause est active, de nouveaux follicules dormants peuvent s’activer et produire de nouveaux poils. C’est pourquoi, dans ces situations, le parcours est plus long, les séances sont d’abord rapprochées puis s’espacent, et des séances d’entretien ponctuelles peuvent être utiles.

La régularité compte particulièrement : espacer trop les rendez-vous, c’est laisser le terrain reconstituer une partie de ce qui a été traité.

Pourquoi en parler aussi à un médecin

Nous ne sommes pas des professionnels de santé. Une pilosité qui apparaît ou s’aggrave rapidement mérite un avis médical : un médecin, un dermatologue ou un endocrinologue peut rechercher la cause. Les recommandations internationales suggèrent, en cas d’excès d’androgènes avéré, d’associer un traitement médical à l’épilation, pour limiter la repousse. C’est ce traitement, quand il existe, qui rend l’électrolyse plus efficace à long terme.

À savoir : l’électrolyse est un acte esthétique, non remboursé par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles proposent des forfaits bien-être ; renseignez-vous auprès de la vôtre.

Beaucoup de personnes arrivent après des années de pince quotidienne, en s’excusant presque. Il n’y a rien à excuser. Il y a un follicule, une sonde, et un problème qui se règle un poil à la fois.

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Questions fréquentes

L’électrolyse est-elle efficace en cas de SOPK ?

Oui sur chaque follicule traité, qui ne repousse plus. Le déséquilibre hormonal peut activer de nouveaux follicules : le parcours est plus long et un suivi médical de la cause est recommandé.

Vaut-il mieux le laser ou l’électrolyse sur le menton ?

Sur une pilosité hormonale, l’électrolyse évite le risque de repousse paradoxale du laser et traite aussi les poils fins ou clairs.

Dois-je consulter un médecin avant ?

Ce n’est pas obligatoire pour une séance, mais c’est conseillé pour comprendre la cause et, le cas échéant, la traiter.

Ce contenu est informatif et rédigé par un cabinet d’électrolyse, pas par un professionnel de santé. Il ne remplace pas un avis médical. Pour toute question sur un traitement, une grossesse ou une pathologie, parlez-en à votre médecin, dermatologue ou endocrinologue.

Sources
  1. Endocrine Society, Evaluation and Treatment of Hirsutism in Premenopausal Women, recommandations 2018 (J Clin Endocrinol Metab) : https://www.endocrine.org/clinical-practice-guidelines/hirsutism
  2. RecoMédicales : recommandations françaises sur l’hirsutisme : https://recomedicales.fr/recommandations/hirsutisme/
  3. Martin K.A. et al., Evaluation and Treatment of Hirsutism in Premenopausal Women, texte intégral en libre accès sur PubMed Central (NIH) : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6025746/
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